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12 décembre 2011

Le perlage en quête de noblesse

Autrefois considérée comme un simple habillage de fond, cette technique prend du galon et se dévoile sur la face du calibre Millenary 4101.


Son nom évoque les magnifiques billes nacrées des fonds marins. Pourtant la technique du perlage a longtemps été considérée comme une décoration de second choix. «Elle forme une tapisserie de cercles concentriques, très rapprochés, réalisés avec un bâton abrasif qui tourne sur lui-même. En général, elle permet de camoufler l’aspect brut des pièces du mouvement, tels que les ponts, les platines et les fonds de noyures. Mais chez Audemars Piguet, elle est de plus en plus valorisée», relève Sylvain Freiholz, responsable de l’atelier pré-montage et mouvement, qui intègre la décoration, à la Manufacture AP.

Depuis huit ans, son équipe perle environ 25′000 mouvements par année. Le travail se fait à la main, par le biais d’une machine montée d’une tige tournante qui s’abaisse pour marquer la surface de la pièce. Légère ou forte, la pression effectuée par un décorateur horloger détermine l’éclat ou la structure de la perle. «En maîtrisant la technique, nous parvenons à créer des géométries et des textures de plus en plus belles», précise le spécialiste qui supervise six collaborateurs.

Conscients du potentiel esthétique de cette tapisserie traditionnelle, les designers AP s’intéressent de plus en plus à la mettre en valeur. Encore discrète, elle se devine par exemple à travers le balancier sur le calibre 3120. Mais c’est sur la nouvelle Millenary 4101, en vente depuis quelques semaines, qu’elle se révèle dans toute sa splendeur, puisqu’elle est visible sur le côté face du cadran. A l’avenir, il est fort probable, selon Sylvain Freiholz, que cette technique soit utilisée pour des décorations encore plus audacieuses.


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23 novembre 2011

La mélodie exquise du temps

Dans son atelier, Dominique Burdet crée, pièce par pièce, les grandes Complications à répétition minutes de plus en plus recherchées par les collectionneurs.

Un coup grave pour chaque heure. Un double coup aigu-grave pour chaque quart d’heure et un coup aigu pour chaque minute qui s’écoule à partir dernier quart… C’est ainsi qu’il faut s’imaginer le son cristallin qui retentit à la demande, au cœur des garde-temps Audemars Piguet.

Ce mécanisme d’une très grande complexité est réalisé au sein de l’Atelier des Grandes Complications, à la Manufacture du Brassus, par l’équipe de Dominique Burdet. «Nous créons les modèles Répétition minutes Jules Audemars et Royal Oak, ainsi qu’un modèle de poche. Chaque montre représente entre 700 et 1’000 heures de travail, ce qui signifie que nous en fabriquons rarement plus de trois par année et par horloger», note le maître-horloger qui travaille depuis près de 20 ans pour la marque dans la Vallée de Joux.

Les pièces du mouvement sont livrées à l’état brut. Elles sont affinées puis montées unes à unes. La moindre erreur se répercuterait sur la qualité de la mélodie du temps. «Pour créer une belle sonnerie, il faut avoir beaucoup d’expérience et une connaissance de la matière. La montre est patiemment accordée, comme un instrument de musique, et doit à tout moment sonner le bon nombre de coups. Toute cette science tient dans le fait d’armer le mouvement avec un tirage pour donner de l’énergie à un ressort qui permet de faire fonctionner l’heure, les quarts, la demie et les minutes qui suivent», poursuit le spécialiste.

Depuis quelques années, l’intérêt des collectionneurs et des passionnés ne cesse d’augmenter pour ce genre de modèles, en particulier la montre de poche, si bien qu’ils sont désormais sur liste d’attente. «Régulièrement, des propriétaires viennent visiter notre atelier. Ils nous racontent l’histoire et la relation qu’ils entretiennent avec leur répétition minutes. Le plaisir qu’ils ont à l’écouter sonner et à surprendre leur entourage», se réjouit Dominique Burdet.


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31 octobre 2011

«Le temps et la précision ont toujours été deux facteurs clés pour moi»

Pilote légendaire et grand amateur de montres, Michael Schumacher reste très actif dans le domaine automobile. Interview.

Une légende vivante du sport automobile. Voilà le qualificatif qui revient le plus naturellement à l’esprit lorsque l’on évoque Michael Schumacher. C’est normal: avec ses sept titres de champion du monde, 68 pole positions, 91 victoires et 154 podiums, le coureur allemand de 42 ans dispose du plus impressionnant palmarès de la discipline. Il évoque pour Audacity ses souvenirs, ses projets et son rapport au temps…

Michael Schumacher, quels ont été les moments les plus forts de votre carrière?
Ce sont ceux d’émotions. Parmi les innombrables souvenirs de ma carrière, le plus inoubliable est sans doute lorsque j’ai franchi la ligne d’arrivée à Suzuka en 2000, remportant ainsi le Grand Prix du Japon et surtout le titre de champion du monde pour Ferrari. C’était 21 ans après le dernier titre de Ferrari et cela a été le couronnement de 5 ans de luttes, d’attentes et d’essais personnels. Ce titre a été une véritable explosion de joie.

Et les pires moments?
En 1994, lors de ce terrible week-end où nous avons perdu deux pilotes. Je me souviens du choc que cela a représenté de perdre Ayrton Senna et Roland Ratzenberger. Pour moi, l’époque où les coureurs mourraient en course était révolue, j’ai dû constater que j’avais tort. Cela a été terrible.

Quels sont vos projets actuels?
Je collabore actuellement avec Mercedes pour mettre sur pied une équipe et une voiture qui nous permettent de remporter des courses, puis des championnats. Il s’agit de développer une voiture qui gagne, ce qui n’est pas facile. Mais c’est ce qui rend la vie intéressante: relever des défis et les transformer en une expérience positive.

En tant que coureur automobile, vous devez avoir une relation très spéciale au temps et à la précision. Quel regard portez-vous sur l’horlogerie, et notamment une marque comme Audemars Piguet?
Le temps et la précision ont toujours été deux facteurs clés pour moi. Ils représentent parfois des ennemis, vu que j’essaye de les maîtriser tous deux! Tendre vers la perfection fait partie de mon caractère. Cela correspond aussi, à mon avis, à Audemars Piguet, qui allie la tradition et l’innovation dans le but de créer des objets extraordinaires. Je m’identifie parfaitement à cet engagement.

Enfin, qui sont vos modèles dans le sport ou dans d’autres domaines?
Je dois admettre que je n’ai pas vraiment de modèle. Ce qui m’intéresse et me fascine, ce sont les gens qui vivent leurs passions. Cela peut être possible dans n’importe quel domaine de la vie: ce qui compte, ce n’est pas la célébrité, mais la passion.


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24 octobre 2011

«Je ne regarde jamais en arrière en me demandant ce qui aurait pu se passer»

A 38 ans, le golfeur anglais Lee Westwood figure parmi les joueurs les plus titrés du circuit. Il compte bien reconquérir prochainement sa place de numéro un. Interview.

Habileté, force mentale, discipline, engagement et surtout, constance et polyvalence. Voilà les qualités qui ont permis à Lee Westwood de succéder, le 31 octobre dernier, à Tiger Woods au somment de la hiérarchie mondiale du golf, devenant ainsi le 5ème joueur européen à atteindre ce rang. Pour Audacity, le joueur britannique a accepté de livrer quelques commentaires sur son parcours, ses projets et ses passions.

Vous êtes présent depuis de longues années sur le circuit international. Quels sont vos plus beaux souvenirs?
Il y en a trop! Mais on n’oublie jamais sa première victoire et les souvenirs de la Ryder Cup resteront gravés de manière indélébile dans mon esprit. Cela dit, j’espère que mes meilleurs souvenirs restent encore à venir.

Et les pires?
Je suis une personne très positive. Je ne regarde jamais en arrière en me demandant ce qui aurait pu se passer. Par chance, j’ai pu apprendre de ce qui m’est arrivé de négatif.

Quels sont vos objectifs pour l’année à venir?
Dès que j’ai perdu ma place de numéro un, j’ai eu envie de la reconquérir. C’est mon objectif et remporter des tournois me permettra de l’atteindre. L’année prochaine, j’aimerais  beaucoup entrer dans le club des vainqueurs de Grand Chelem. Comme toujours, les majeurs constitueront mes principaux buts.

Quel regard portez-vous sur l’horlogerie suisse et sur Audemars Piguet?
Je ne pense pas qu’on fasse de meilleures montres ailleurs dans le monde qu’en Suisse. Celles d’Audemars Piguet possèdent un look fantastique, j’adore en porter une à mon poignet.

Vous êtes connu pour être un grand amateur de champagne. D’où vient cette passion?
Je ne suis pas un collectionneur, mais plutôt un buveur, avec modération, bien sûr! Lorsque l’on a quelque chose à célébrer, un verre de champagne constitue certainement la meilleure façon de débuter une fête…

Vous êtes également un grand fan de football. Pourquoi avoir choisi en fin de compte le golf?
J’aurais beaucoup aimé jouer en tant qu’ailier gauche pour Nottingham Forest (club de football anglais, ndlr.) Cela ne s’est pas fait. Mais dès que j’ai réalisé que je pourrais avoir un avenir en tant que golfeur, je me suis focalisé dessus.


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18 octobre 2011

«La quête du succès est ma force motrice»

Après sa récente victoire à l’US Open, le jeune joueur irlandais Rory McIlroy confirme son statut de star montante du golf. Interview.

A 22 ans, Rory McIlroy fait partie depuis deux saisons déjà du gratin du golf mondial. Il a été le plus jeune golfeur de l’histoire à avoir obtenu sa carte de professionnel sur le tour européen et s’est imposé, le 19 juin dernier, lors de la 111ème édition de l’US Open. Un titre qui, selon la plupart de ses pairs, devrait être le premier d’une longue série…

En raison de vos résultats précoces et de votre jeune âge, on vous compare souvent à Tiger Woods. Quelles sont vos différences en tant que joueurs?
La différence principale, c’est notre palmarès: Tiger a gagné 14 tournois majeurs et moi un seul… Mais je compte bien faire évoluer ces chiffres! Nous avons cependant beaucoup de points communs, notamment le fait que nous voulons tous les deux gagner autant que possible. La quête du succès est notre force motrice.

Quels sont vos objectifs pour les mois à venir?
Cette année a été jusqu’ici excellente et je ferai tout pour la rendre encore meilleure. En ce qui concerne l’année prochaine, j’ai quatre objectifs majeurs: les US Masters, l’US Open, The Open et l’US PGA.

Que pensez-vous de l’horlogerie suisse et d’Audemars Piguet en particulier?
Pour moi la Suisse est synonyme de montres et d’horloges, personne n’en fabrique de meilleures. En ce qui concerne Audemars Piguet, j’étais un grand fan avant même que la marque ne devienne mon sponsor. Elle évoque pour moi le style, la classe et la fiabilité.


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Gardien du temps

L’atelier de réparation Audemars Piguet restaure des modèles datant de près de cent ans. Son chef d’atelier, Francisco Pasandin se porte garant d’un savoir-faire horloger en voie de disparition.

La Fondation AP prend le temps de reverdir le globe

Aide à la reforestation et à l’éducation environnementale: la Fondation Audemars Piguet prélève une somme sur la vente de ses montres pour redonner des couleurs à la planète.

A la découverte d’un musée très privé

Au cœur de la Vallée de Joux, dans le village du Brassus, le musée Audemars Piguet invite les visiteurs à un voyage initiatique dans les arcanes du temps. Petit guide à l’usage des passionnés d’horlogerie.

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